Shakespeare en devenir - Les Cahiers de La Licorne - Université de Poitiers - Maison des Sciences de l'Homme et de la Société de Poitiers http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare Dans le prolongement de ses activités éditoriales, la revue La Licorne propose les Cahiers, des publications réalisées exclusivement sous forme électronique et libres d’accès. Il s’agit de Cahiers dévolus à un écrivain, à une problématique, ou à un corpus particulier. Les Cahiers Shakespeare en devenir ont ainsi pour vocation première de créer des liens signifiants entre l’époque de Shakespeare et la nôtre. Il s’agit de s’interroger sur ce que l’œuvre de Shakespeare est devenue au fil des siècles, au gré des cultures, et sur la manière dont elle continue d’évoluer aujourd’hui. fr Lodel 0.9 Twelfth Night in Switzerland: a Burlesque Comedy http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1080 Charlène Cruxent Twelfth Night in Switzerland: A Burlesque ComedyFrom School to Stage: When Passion Gathers Budding ComediansThe theatre company "Funamble" was created in March 2013 in Fribourg under the supervision of Jacques Deillon and Yves Loutan in order to reunite the former members of Gambach secondary school theatre group. Twelfth Night was their first performance, but those theatre-enthusiasts cannot be considered as beginners: they had already performed together inA Midsummer Night’s Dream, Antigonus and The Imaginary Invalid, among other plays, as teenagers.The theatre company had announced their first production would be Twelfth Night, a "burlesque off-the-wall comedy." To say the least, the spectators were not disappointed! Even before the beginning of the show, the farcical tone of the play was set: while the audience was waiting in the vestibule, an actor dressed up as a sixteenth-century guard shouted "be aware of the guards" and walked through the crowd. Leading the way to the auditorium, he jabbered a few words before opening the door and inviting the spectators to enter.When the performance began, an aerie atmosphere was suggested by clouds of white smoke and fairy-like music. A papier mâché boat brought Viola onstage, taking the audience on a journey to "a world full of poetry and laughter."1Twelfth Night in 21st Century SwitzerlandThe structure of the Shakespearean plot remains intact: after a shipwreck, Viola loses Sebastian, her t... 2017-01-31T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1080 « Du balcon de Roxane à celui de Juliette » http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1079 Estelle Rivier Éric Ruf, administrateur de la Comédie-FrançaisePhoto © :Christophe Raynaud de LageImaginer et concevoir la scénographieEstelle Rivier (ER) – Vous avez scénographié deux œuvres dont on connaît la filiation : Cyrano de Bergerac, mis en scène par Denis Podalydès en 2006 (et repris en 2015-2016), et aujourd’hui Roméo et Juliette que vous mettez également en scène. Dans quelle mesure les dispositifs scéniques sont-ils comparables ? Éric Ruf – Ni la mécanique ni l’esthétique ne sont similaires dans les deux pièces, mais d’une certaine manière, elles résultent d’un même processus. C’est le cas de l’effacement progressif du balcon dans les deux scénographies. Si je ne l’ai jamais considéré en tant que tel, il y a en effet un réflexe commun aux deux scénographies. Au sujet de Roméo et Juliette, je n’arrivais pas à comprendre ce que signifiait la scène de l’acte II, scène 2, son endroit dans la pièce, la qualité augmentée de l’amour qui s’y exprimait, enfin à quoi elle servait dans la narration. Lorsque je posais la question autour de moi, la confusion immédiate se faisait avec la pièce de Rostand. Par exemple, si l’on y regarde de plus près, le baiser, c’est dans Cyrano, pas dans Roméo et Juliette. Le premier baiser, c’est celui de la gloire, celui du grand timide qui n’a pu parler, qui a fait des signes muets dans le parc et pour qui, tout à coup, est donnée une première fois. Cela n’est pas le cas de Roméo. ER – Il est vrai que l’on est parasité par d’autres mises en scène où ce ba... 2017-01-26T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1079 King Lear directed by Deborah Warner, 19 November 2016, The Old Vic Theatre, London http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1067 Charles HOLDEFER Few ceremonies are more dispiriting than inductions into the Rock and Roll Hall of Fame. That might sound like an odd, even nonsensical observation to begin a review of King Lear, but it is necessary to keep in mind that baby boomers are easily “foolish fond,” too. Every year, aging music stars are recognized for achievements in earlier decades. Loyal fans applaud performers whose originality, charisma and (let’s be frank) sex appeal are past their prime. Decrepit honorees shuffle toward the podium to make a speech. Last spring, the Old Vic announced that Glenda Jackson, now age 80, would return to the stage after decades of absence to perform the lead in King Lear. As a marketing premise, it was irresistible, the “must see” show of the season. Jackson began her career with the Royal Shakespeare Company in her early twenties ; now, in a gender-bending finale directed by Deborah Warner, she would finish it with what is arguably the canon’s most challenging role.But one might be forgiven for wondering : is this wise ? Might it be better to remember a star in her glory ? After all, an ill-conceived or embarrassing performance can distract from earlier achievements. Was the Old Vic succumbing to the temptations of the Rock and Roll Hall of Fame ? The short answer, happily, is no. The flaws in this production can’t be blamed on Jackson ; on the contrary, she remains impressive and in many respects, she carries the show. With a running time of three and one half hours, however, thi... 2016-12-09T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1067 Introduction http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1066 Isabelle Schwartz-Gastine Les sept articles inclus dans ce volume, écrits en anglais ou en français, émanent du séminaire XVIe-XVIIe siècles du Congrès de la Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur qui s’est tenu à l’Université de Caen en 2014 sur le thème « Traversées/Crossings ». Les trois premiers articles interrogent des textes du début de la période moderne traversés par l’image ou la métaphore, tandis que les quatre articles suivants déclinent cette thématique à travers la médiation du théâtre et du cinéma. Jean-Jacques Chardin se concentre sur trois emblèmes du recueil de Henry Peacham, Minerva Britanna, publié en 1612. Plutôt que de s’en tenir à la définition convenue de la théorie de l’ut pictura poesis, selon laquelle l’image illustrerait le texte poétique afin d’en éclairer les subtilités elliptiques, Jean-Jacques Chardin démontre que l’emblème, à la conjonction de deux codes sémiotiques et agencé selon un protocole tripartite (motto, image, épigramme), propose un sens polysémique grâce à l’interaction entre les deux systèmes. Le dessin se met en travers du texte, pour complexifier le message de l’épigramme. Ainsi un exercice de décodage des sources, via un détour par les textes anciens, bibliques et patristiques, s’avère-t-il nécessaire pour viser au but ultime : l’apprentissage du christianisme à travers une pédagogie de l’oblique et du ludique dérivée d’Aristote. Sur la page-titre du recueil, une main émergeant d’un rideau écrivant à l’envers le premier motto procède de l’art... 2016-11-29T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1066 Comité éditorial et comité scientifique international (Editorial Board and International Scientific Committee) http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=260 Le comité éditorial et le comité scientifique international des Cahiers Shakespeare en devenir, auquel sont adressés les articles pour une double relecture à l’aveugle (« peer reviewed »), est constitué des membres suivants :DIRECTRICE (GENERAL EDITOR)Pascale DrouetProfesseur, Littérature anglaise, Université de PoitiersCOMITÉ SCIENTIFIQUE INTERNATIONAL (INTERNATIONAL SCIENTIFIC COMMITTEE)William C. CarrollProfessor of English, Boston UniversityLine CottegniesProfesseur, Littérature anglaise, Université de Paris III - Sorbonne NouvellePavel DrabekProfessor of Drama and Theatre Practice, University of HullGordon McMullanProfessor in English, Early Modern Literature / Jacobean Drama, King's College LondonSonia MassaiReader in Shakespeare Studies, King's College LondonRichard HillmanProfesseur, Littérature anglaise, Université de Tours, Centre d'Etudes Supérieures de la RenaissanceCOMITÉ ÉDITORIAL (EDITORIAL BOARD)Dominique BiotAgrégée de Lettres Modernes, Littérature française, Université Lumière Lyon 2Charlotte CoffinMaître de conférences, Littérature anglaise, Université d'AmiensAnny Crunelle-VanrighProfesseur, Littérature anglaise, Université de Paris X - NanterreMuriel CuninMaître de conférences, Littérature anglaise, Université de LimogesPascale DrouetProfesseur, Littérature anglaise, Université de PoitiersFrançoise DuborMaître de conférences, Littérature française et Arts du spectacle, Université de PoitiersCharles HoldeferMaître de Conférences, littérature britannique et... 2016-11-28T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=260 The Eternal Not: Cinematographic Transgression or Cultural Mediation? http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=997 Stephanie MERCIER One anonymous summary on the IMDb website encapsulates The Eternal Not as follows: « Paranoid, he wants to disappear forever, and plans to help fake his own death. She has a gift for patience, but her delusions are challenged by her GP [Matthew Hickley]. A darkly comedic tale of eternal longing based on Shakespeare’s All’s Well That Ends Well2.» Indeed, if the film is centered in impersonal office surroundings or cloistered in a claustrophobic, heavily curtained suburban set, its outcome seems as equally as stifling as the play’s courteous conclusion: Helen’s powerful and needy desire for Bertram completely closes off their relationship to stress pathos and passion to the end. This study of The Eternal Not will thus be arguing that Joseph Spray’s film does successfully transgresses, in the etymological sense of going « across, […], over, [and] beyond3», boundaries to provoke a similar type of response from modern audiences that Shakespeare’s play most probably did just over four centuries ago. In other words, the impression that Bertram, to coin Dr. Johnson’s phrase, is « dismissed to happiness4» and that the auspicious fatality of him being rescued from his own self-treachery is worked out, not by an outer goodness, but by Helena’s human agency. In play and film, his potentially terrible acts hence lead, not to the overwhelming universal disaster of the tragic world but to what Jonas A. Barish terms as « untragic fulfillment5», whose uncomfortable ambivalence leaves us feeli... 2016-11-22T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=997 Les premières adaptations de Shakespeare à l’écran et le Film d’Art français (1908-1911) http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=999 Raphaëlle Costa de Beauregard Le Film d’Art longtemps décrié en France a été partiellement réhabilité par les historiens français du cinéma dans les années 1950, mais n’est totalement reconnu que depuis les années 2000. L’apparition au même moment de l’Assassinat du duc de Guise (Film d’Art, 1908) et d’adaptations à l’écran de pièces de Shakespeare pose la question de leur influence mutuelle. Leur intertextualité est évoquée ici ainsi que les publications majeures sur le sujet. 2016-11-22T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=999 Les Reines de Chaurette, chemin de traverse pour réécrire Richard III http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=998 Estelle Rivier-Arnaud « Traversées » : ce mot pourrait-il marquer le passage d’un texte à un autre, ou mieux encore, l’imprégnation d’un texte par un autre ? Comme si le souvenir de Shakespeare traversait en effet les écrits qui lui succèdent. Ce phénomène ne serait pas nouveau si l’on en juge par la critique contemporaine (Genette, Barthes ou Kristeva) qui voit en tout texte le reflet, la reprise ou l’annonce d’un suivant. Ainsi, Les Reines de Normand Chaurette, œuvre publiée en 1991, est marquée en son cœur par la cicatrice de deux monuments du répertoire élisabéthain : Henry VI et Richard III. Cette diagonale qui taille la pièce contemporaine est autant un repère qu’une entrave. Parviendra-t-on à lire la nouvelle pièce – habitée par six personnages féminins uniquement – sans avoir les anciennes en mémoire ? Ou bien, par un travail rigoureux de comparaison et de recoupements, devra-t-on appréhender la fable (ou l’Histoire) narrée d’un point de vue différent ? Cette seconde entreprise pourrait néanmoins se révéler périlleuse car Les Reines vaut aussi par son écriture propre, ses dramatis personae etsa structure, et il faudrait parvenir à y lire le drame autrefois conté par Shakespeare avec un œil neuf pour dire, à l’instar de Chaurette, que si l’on ne peut « tuer » le poète, on peut au moins en estomper l’influence.Dans cette double lecture, Richard III et Les Reines, je souhaiterais montrer combien l’écriture contemporaine nous traverse, ou nous transperce, transgressant les codes du canon shakespearien sans toutefois les desservir. Qu’apporte cette réécriture ? Qu’apporte aussi l’ombre de Shakespeare à travers elle ? Quels en sont les effets produits sur la scène de théâtre ? Nous verrons que ce chemin de traverse emprunté par Chaurette pour narrer l’Histoire est aussi le moyen de l’éclairer. 2016-11-15T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=998 Première de couverture des Cahiers n°1 (2007): "Réécritures de King Lear" http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1053 Edouard LekstonPour en savoir plus sur l'illustrateur: http://lekston-shakespeare.blogspot.fr 2016-11-14T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1053 Première de couverture des Cahiers n°2 (2008): "Shakespeare et le spectaculaire" http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1054 Edouard LekstonPour en savoir plus sur l'illustrateur: http://lekston-shakespeare.blogspot.fr 2016-11-14T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1054